Château d'Hiroshima

Japon – Jour 8 – Hiroshima

Le 8ème jour de notre périple, nous avons quitté Kyoto pour aller découvrir la ville d’Hiroshima. C’est une ville chargée d’histoire et personnellement je trouve que ça donne une bonne claque dans la figure. Si vous souhaitez un jour y aller, je vous conseille de commencer par le « Hiroshima Peace Memorial Museum ». Une fois que vous l’aurez visité, ce que vous verrez dans le parc après aura beaucoup plus de sens.

La visite coûte 50 yens et l’audio-guide 300 yens (soit environ 2,57€ le tout donc ça ne fait pas mal au porte-monnaie !).

Pour tout vous avouer, les musées ne m’ont jamais tellement donné envie. Mais depuis que j’ai visité le Metropolitan Museum of Art à New York, je suis beaucoup plus intéressée par ce genre de visite ! Et même si un guide ou un audio-guide coûte plus cher, je pense que maintenant je ne passerais plus à côté car c’est ce qui rend la visite plus enrichissante. Je dis ça parce qu’au MET, j’ai visité la partie sur l’Egypte ancienne avec une guide passionnée qui était passionnante. Sa façon de raconter m’a donné envie d’en apprendre plus sur l’Egypte ancienne. Et en plus la visite guidée était gratuite. Bref, j’y reviendrais quand je rédigerais un article sur New York !

Le musée a pour vocation de raconter aux visiteurs la cruauté de la bombe atomique. Vous y trouverez essentiellement des objets/restes endommagés par celle-ci ainsi que des photos. Ce que je ne savais pas, c’est que la bombe nucléaire « Little boy » visait le pont Aioi-bashi situé à 300 mètres de là où elle a explosé. Et le pont a quand même résisté (il a été reconstruit en 1983). Si j’ai bien compris, la bombe a explosé 100 mètres au dessus du dôme. Ce qui nous a marqué, c’est que sur les 64 kg d’uranium 235, seulement 700 grammes sont entrés en fission. Vu les dégâts causés, on n’ose pas imaginer l’ampleur des dégâts causés par 64 kg d’uranium 235……………… (j’hésite à rajouter des petits points tellement je suis bouche bée)…….. Sachant qu’en plus de ça, la bombe était censé exploser à je-ne-sais-plus quelle altitude pour atteindre sa portée maximale, ce qui n’a pas été le cas. Là encore, trois petits points…

Dans le Peace Memorial Park, la flamme de la paix brûle depuis qu’elle a été allumée en 1964 et ne s’éteindra que lorsqu’il n’existera plus aucune arme nucléaire dans le monde.

Il y a deux histoires très touchantes qui nous ont aussi marqué, celle de Sadako Sasaki et de Hiroko Yamashita.

Sadako Sasaki avait deux ans le 6 août 1945. Elle ne fut physiquement pas blessée et grandi en bonne santé. Mais 10 ans plus tard, elle fut hospitalisée suite à des vertiges et on lui appris qu’elle souffrait d’une leucémie. Elle fut diagnostiquée « Hibakusha », c’est-à-dire une condamnée de la bombe car elle a été exposée aux rayons radioactifs. Au Japon, une légende dit que quiconque créé 1 000 grues en origami verra son voeux exaucé. Ainsi, Sadako croyait dur comme fer que si elle pliait 1 000 grues en papier, elle guérirait. Elle confectionnait des grues avec tout ce qu’elle avait sous la main (étiquette de médicament par exemple) et au fur et à mesure les grues étaient de plus en plus petites. Dans le musée, on voit à quel point certaines grues étaient minuscules et il est précisé que Sadako utilisait des épingles pour plier les plus petites. Mais elle mourut après avoir combattu la maladie pendant 8 mois.

Pour l’histoire d’Hiroko, je vous propose de la lire sur ce lien et vous trouverez ci-dessous le poème qu’elle a écrit à son fils :

You asked me to show you a wedding photo.
Yes, the time has come to tell you the story.
Back then, your mother was young,
eighteen years old and proud of her long, braided hair.
It was a quiet morning, as I recall.
Then time seemed to stop at 8:15 a.m.

[…]

When I first met your father, I was completely bald.
The radiation from the atomic bomb had invaded my body,
and every strand of my black hair, the symbol of a young girl’s life,
fell out, leaving no trace at all.
I cried alone, continuously,
but your father loved me just the same.
He said he didn’t care that I was bald.
Now you know why we have no wedding photos.
But even though I have no photos, I don’t feel sad at all.
Because now I have your father, and I have you.

Voilà, maintenant on va refermer la page « émotions » et je vais clore cet article en vous racontant que dans notre hôtel il y avait un cafard volant ! Ouais beurk hein !

じゃね。

 

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