Dans les montagnes de Sa Pa

Enfin seule ! J’ai passé 2 semaines bien remplies avec 9 copines de voyage avec qui j’ai bien rigolé mais j’avoue que j’ai parfois besoin d’être au calme. Pour me recentrer sur ma petite personne ;)

La veille, j’appréhendais un peu de me retrouver seule. Non pas pour une question de sécurité ou de solitude mais quand on est seule, on ne peut se reposer sur personne d’autre que sur soi-même. Comme dans la vie de tous les jours après tout. Je me demandais surtout si j’allais réussir à me débrouiller entourée de gens qui ne parlent pas forcément anglais, tout ça (en fait Sa Pa est devenue tellement touristique que beaucoup de gens connaissent les bases). Mais bon après 2 semaines au Vietnam, je commence à comprendre comment certaines choses fonctionnent.

Le jour du départ, une « limousine » vient me chercher à mon hôtel. J’ai choisi cette option qui était plus simple et reposante que le train de nuit + bus + taxi jusqu’à mon homestay. Limousine vietnamienne = un bon vieux Thaco ^^

Me voici donc à bord du Thaco limo, super sereine contrairement à la veille. A mes côtés, un couple d’australiens très gentils et qui ont envie de parler ! C’est la première fois qu’ils laissent les enfants à la maison pour partir en voyage. Elle est infirmière et lui policier. Ok je vais me tenir à carreau ! J’adore parler anglais mais j’avoue que parfois j’ai du mal avec son accent alors je fais juste mine de comprendre l’idée globale. J’en ai pour 5 heures de route et j’espère que son débit de paroles va ralentir parce que ça fatigue quand même mon cerveau de me concentrer sur son accent. Avec nous, un couple d’indiens qui travaillent depuis 1 an à Dubaï, ils trouvent qu’il fait super bon au Vietnam et ça leur fait du bien comparé à la température de leur vie quotidienne. Mh, je ne peux pas en dire autant. Moi je n’ai jamais pris autant de douches par jour pour me rafraîchir ! Il fait chauuuuuud, j’ai chauuuud. A boiiiiire ! You get the picture :)

Je me dis que c’est cool de papoter avec ces inconnus. Cette semaine commence bien. Je suis détendue et confiante.

J’arrive dans mon homestay pendant un déjeuner de famille. Je suis un peu désorientée, c’est ultra bruyant, je ne sais pas où me mettre. J’avoue avoir envie de partir en courant malgré le cadre idyllique. Je suis fatiguée donc ça n’aide pas.


Je me décide à explorer les alentours sur les conseils de la personne qui m’a accueillie. Heureusement que j’ai une application pour visualiser les chemins parce que le plan qu’il m’a donné est super grossier.

Au bout de 5mn de marche, je me retrouve devant une cascade qui traverse la route. Je reste devant pendant au moins 5 bonnes minutes à me demander comment je vais la traverser sans mouiller mes chaussures (plus tard je verrais qu’il s’agit d’une station de lavage naturelle).


J’ai tout simplement fini par enlever mes chaussures et mes chaussettes après avoir vainement essayé d’y aller caillou par caillou (pas assez de caillou pour paver le tout).

Me voilà bien, je suis pieds nus et comment je fais pour remettre mes chassures sans gravillons ? Je ne sais plus comment j’ai réussi à sécher mes pieds mais en tout cas j’ai la satisfaction d’avoir les pieds au sec.

Argh des femmes de l’ethnie Hmong foncent sur moi avec plein de questions « Comment tu t’appelles ? Tu viens d’où ? Quel âge as-tu ? » Au début, tu réponds mais après on ne me la fera plus. Ces femmes te suivent comme ton ombre dans l’espoir que tu leur achètes des souvenirs. Bonjour la retraite spirituelle dans les montagnes !

Un jeune viet me demande de le prendre en photo avec son iPhone. Je m’exécute gentiment puis reprends ma route, une femme Hmong aux fesses. Remontant sur son scooter, le viet que j’ai photographié me propose de monter derrière lui. Je refuse, tout est bon pour se faire de l’argent au Vietnam (même recoller les chaussures des touristes sans leur consentement pour extorquer des sous). Il me précise alors « for free ». Ah bon ben si c’est gratuit, Ok soyons fou comme ça ma deuxième ombre me laissera tranquille.

Me voilà donc sur un scoot avec un inconnu qui m’explique que c’est le village où il a grandit et que maintenant il vit à Hanoi. Il me demande si je suis célibataire. Euh oui mais dépose-moi là c’est bien ^^

Je continue à pied, le chemin est très joli. Voilà pas qu’une autre femme et son bébé me suivent à la trace. Je suis saoûlée, moi qui voulait être au calme, ce n’est pas gagné.

J’arrive au village de Ta Van. C’est ici qu’habite la femme qui me colle. Elle est très belle, gentille. Mais non je ne veux rien acheter. J’apprends à dire non avec le sourire, je ne me laisserais pas influencer par la pitié ou autre bon sentiment. Ouais je suis un monstre, je sais. Et je le vis bien :)

Je décide de prendre un chemin qui n’apparaît pas sur ma carte en espérant que ce soit un raccourci pour retourner à mon homestay. Ben en fait j’atteris dans un hameau et je n’ose pas aller plus loin de peur d’être sur une propriété privée (des fois que ça existe dans un pays communiste). Je fais donc demi-tour après avoir demandé mon chemin à 3 hommes papotant sur leur moto. L’un d’eux me propose de me raccompagner en moto à mon homestay pour 150 000 dong. Ahahah le rigolo, je refuse catégoriquement. C’est l’équivalent de 5,50€ mais je sais que c’est le prix d’un taxi et qu’un scoot est moins cher même si je ne connais pas le prix. Je continue mon chemin, je l’entends me crier « 100 000 », je continue de marcher. 2 mn après le voilà qui me court après pour me proposer 50 000 dongs. Je dis Ok ! J’étais fatiguée et le soleil se couche tôt, je veux rentrer avant qu’il fasse nuit. Vous relèverez mes talents de négociatrice. Ici, c’est tout un art de marchander et je crois que j’y arrive de mieux en mieux. La preuve, je viens de baisser le prix de 150 000 à 50 000. A Hoi An, nous faisions des « études de marché » avant d’acheter quoi que ce soit pour connaître les prix et les écarts entre les différentes boutiques. Une bouteille d’eau peut coûter entre 5 000 et 33 000 dong. Un paquet d’oreo entre 15 000 et 45 000, etc.

Sur le chemin mon chauffeur me demande si je voyage seule, si je suis célibataire. C’est une manie des vietnamiens de vouloir trouver une étrangère pour acheter son ticket de sortie. Apparemment, pour venir en France un Vietnamien doit payer 10 000€ au gouvernement, si j’ai bien compris.

Je fais donc passer mon statut de célibataire à en couple avec 2 enfants en l’espace d’une journée. Comme ça on me laissera tranquille :D

De retour au bercail, je m’affale sur mon nouveau lit. Je dors dans un dortoir de 10 personnes. La fête de famille est toujours en cours, les enfants et les adultes sont bruyants, ma fatigue me donne envie de les massacrer pour pouvoir dormir tranquille. Je finis par m’endormir tant bien que mal.

Au Vietnam je me réveille généralement avec le soleil et/ou les coqs. C’est-à-dire entre 5h30-6h30. Il faut dire que je me couche VRAIMENT avec les poules. Comme les vietnamiens.

Mon homestay est à 7km du centre de Sa Pa. Je décide d’y aller à pied (environ 2h de route) en misant sur un scooter qui me proposera de faire le chemin. Cette fois-ci, pour traverser la cascade j’ai prévu les tongs. Au bout de 15mn de marche, un scooter s’arrête pour me proposer de m’accompagner à Sa Pa. « How much ? », « 50 000 », « Ok ». C’est parti ! Je n’ai jamais fait autant de scooter de ma vie. 

Arrivée à l’office de tourisme, on me dit que c’est trop tard pour faire un trek jusqu’au village de Ta Phin (il est pourtant 8h30…). Je réserve pour le lendemain et me rabats sur le mont Ham Rong situé derrière l’église. Recommandé par le guide du routard, je suis super déçue. Tout ce que je vois est un amas de touristes asiatiques, vietnamiens pour la plupart. C’est sympa mais sans plus. Il y a bien un chemin calme qui continue vers le col, je m’y aventure avant de rebrousser chemin car j’entends 2 chiens qui aboient et courrent vers moi. Sachant qu’ils peuvent être porteur de la rage, je fais demi-tour calmement.

La nourriture est très décevante. Sa Pa est très touristique mais on y mange surtout des plats à l’occidental dans les restaurants recommandés par le routard. Ou alors je suis mal tombée.

Sa Pa est l’expression même du chaos. Les routes sont dans un état catastrophique, elles sont une succession d’énormes trous. C’est d’ailleurs une super technique pour économiser des sous puisque ça me retourne l’estomac. C’est une ville qui grouille de femmes des différentes ethnies qui proposent des souvenirs ou des trekking, il y a des travaux PARTOUT, tous les 2 mètres un nouvel hôtel en construction. Je suis bien contente d’être hébergée au milieu des rizières. 

Après le déjeuner, je décide de retourner à mon homestay à pied en passant par le village de Cat Cat. Lui aussi est recommandé et pourtant tellement décevant à mes yeux que je n’en fais pas le tour complet, préférant emprunter un chemin à travers les rizières en direction du village de Lao Chai, proche de mon homestay. Cat cat grouille aussi de touristes, c’est une enfilade de magasins. Super !

Au calme au milieu des rizières, je suis émerveillée. Les paysages sont magnifiques. Quand je me perds, je trouve un local pour me remettre sur le droit chemin. Je ne croise que 2-3 groupes de touristes avec un guide. Aucune femme ne me suit. Je suis tranquille !



A un moment je croise une jeune fille et ses buffles, je lui demande si je suis sur la bonne route et elle me dit que oui. Heureusement qu’elle était là car je n’aurais pas forcément vu le chemin à emprunter : il fallait monter en hauteur et suivre les pas de buffles et d’hommes. C’est sportif, un vrai jeu de piste.

Je finis par arriver devant une maison où un groupe de touristes reprend des forces. Je suis contente de voir des gens ! Je suis rassurée d’être sur la bonne voie.

Plus loin, je me fais « agresser » par 2 fillettes d’environ 5 ans qui m’empêchent de passer pour me vendre des bracelets. Encore des baffes qui se perdent. J’arrive à m’échapper… énervée !

Je décide de quitter les rizières pour remonter sur la route, il me reste 1h30 de marche. J’ai les jambes en côton avec toutes les montées et descentes mais je suis fière de moi, j’ai fait le chemin seule comme une grande et contrairement à tous les touristes que je croise avec un guide, je sais où je suis sur la carte.

Le lendemain, c’est parti pour un trek vers le village de Ta Phin avec ma guide Hmong. Ce jour-là, j’ai parcouru environ 18km à travers les villages et montagnes. Il y a moins de rizières que dans « ma » vallée mais c’est tout de même agréable. Je m’étonne de ne pas croiser de touristes asiatiques. Ce à quoi ma guide répond que les touristes asiatiques sont des feignasses. C’est vrai qu’ils restent soit en ville, soit ils parcourent les routes en scooter en passant à côté de ce qui est le plus joli. Dommage pour eux, tant mieux pour moi. Je commence à avoir mal au dos.

Arrivées à Ta Phin, nous attendons une bonne heure le taxi qui doit nous ramener en ville. C’est finalement un scooter qui se pointe. Vous voyez les familles nombreuses sur un même scooter ? Et bien nous avons fait du scooter à 3, j’étais au milieu et comme le conducteur conduisait très lentement je me sentais en sécurité. Au Vietnam, le code de la route ce n’est pas tout à fait ça. C’est tout un art de se déplacer en motorbike ou à pied. Mais comme tout le monde conduit assez lentement et que tout le monde a l’habitude, ça marche très bien comme ça. C’est chaotique mais ça fonctionne.

Arrivée à Sa Pa, j’ai la bonne idée de rejoindre mon homestay à pied malgré quelques gouttes de pluie. Je ne suis pas en sucre et j’ai un k-way. Ouais sauf qu’en fait j’ai des lunettes et ça c’est relou quand il pleut ! Et comme je croise beaucoup de gros camions, que la visibilité s’amoindrie, je finis par faire du stop. Un scoot s’arrête, il ne comprend rien à ce que je dis mais il est Ok pour me raccompagner. Trop cool ! 

C’est le déluge, je suis trempée jusqu’au os et je croise les doigts pour que mon k-way protège mon appareil photo dans mon sac à dos.


Cette photo ne sert à rien car on ne le voit pas mais moi je vois que c’est comme si j’avais pris une douche toute habillée.

Arrivée au dortoir, je m’étends comme une crêpe. Je me repose puis décide de me faire masser. Il n’y a rien de plus agréable que d’être dans une ambiance zen et détendue, au chaud, pendant que dehors l’orage gronde. J’adore !

Le massage était top, la gérante m’expliquera plus tard que les jeunes qui travaillent ici ont appris à masser avec un de ses amis qui travaille dans un hôtel 5 étoiles. Ceci explique cela.


3ème jour dans les montagnes, j’avais préalablement décidé de ne rien faire de cette journée à part glandouiller. J’ai déjà bien parcouru la vallée et j’ai envie de me reposer. C’est ce jour-là que mon dos m’a fait terriblement mal, j’étais complètement bloquée. Je ne sais si c’est le poids du sac à dos ou bienl’état déplorable des routes qui ont eu raison de mon dos mais j’ai souffert. M’habiller me faisait mal, toute position n’était que souffrance. J’étais clouée au lit, au propre comme au figuré. Après avoir fait l’étoile dans mon lit : 7h à dormir, lire, rattraper mon retard dans la série Game of Thrones pour éviter toute tentative de spoil, un massage et une douche bien chaude pour essayer de détendre mes muscles, ça allait un peu mieux. 

Le lendemain, réveil moins douloureux et heureusement car 5h de route m’attendent pour retourner à Hanoi.

Finalement j’ai passé un très bon séjour ici. J’ai eu très beau temps quand j’ai crapahuté et quand il a plu, j’ai profité aussi en me faisant masser. Tout le monde est aux petits soins. La patronne m’a offert plusieurs fois des thés et m’a invité à partager leur dîner une fois. Je ne comprenais pas le viet mais je suis contente d’avoir partagé ce moment avec eux.


La veille de mon départ, un couple de français m’offre une bière. Ça aussi c’était un très bon moment. Chaque échange avec des inconnus me rend étrangement heureuse. Je suis contente de tracer ma route seule et de faire toutes ces rencontres. Je me force à sortir de ma zone de confort et c’est très gratifiant.

Sur le trajet du retour vers Hanoi, je papote avec un anglais qui enseigne à Hoi An. Les autres sont moins ouverts et ont l’air de prendre les vietnamiens de haut. On ne peut pas tomber sur des gens cools à tous les coups.

Hanoi, me revoici !

Anecdote : ici les vietnamiens qui voient mon passeport m’appellent Bao Trang. Même les vietnamiens pensent que j’ai 22 ans, parfois 18… et ils trouvent que j’ai la peau blanche d’une chinoise. Pourquoi pas.

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Road trip de Hué à Hoi An

A notre arrivée à l’aéroport de Hué, nous avons embarqué à bord d’un superbe bus disco qui faisait très enterrement de vie de jeune fille :


Il nous a bien fait rire. Il fait dire que ça changeait de notre vieux Thaco.

Hué est la ville où se trouve la cité impériale et les tombeaux des empereurs. La visite de la cité impériale n’était malheureusement pas au programme mais nous avons visité une belle pagode, le tombeau de l’empereur Tu Duc et nous avons fait une belle ballade à vélo jusqu’à un très beau pont. J’en ai profité pour acheter un chapeau conique car c’est à Hué que l’on trouve les plus beaux paraît-il. Il va bien m’encombrer pour le reste du voyage mais tant pis !



Nous faisons tellement de sauts de puce que nous devons faire nos sacs à dos presque tous les jours.

Après Hué, direction Hoi an en passant par la grande ville de Danang. Et là, c’était un des moments les plus forts de notre voyage car nous avons fait la route sur des motos ! (Avec un chauffeur). Les sensations étaient terribles et les paysages magnifiques ! Whaouh !

A Danang nous avons visité rapidement le musée des sculptures Cham avant de reprendre la route jusqu’à Hoi An. L’hôtel était top et la température de la piscine parfaite. Nous avons pas mal bullé pendant ces 3 jours à Hoi An. Ce qui fait beaucoup de bien après avoir couru un peu dans tous les sens :)


Au programme : un petit tour sur l’île de Cham avec le capitaine autoproclamé « Handsome » (nous devons reconnaître qu’il est plutôt bien foutu!), plage, piscine et promenade dans la vieille ville qui regorge de lampions, c’est très joli et romantique. J’aime beaucoup l’atmosphère malgré le nombre impressionnant de touristes (encore eux ;) )


J’ai dévalisé le stand des lampions (j’en ai acheté une douzaine en espérant qu’ils arrivent sains et sauf jusqu’à Paris car c’est fragile ces petites bêtes).

Après notre repos de quelques jours à Hoi An, nous voilà de retour à Hanoï. Il ne reste plus qu’un jour aux filles avant de retourner en France. De mon côté je continue ma route seule vers les montagnes de Sa Pa, proches de la Chine.

La baie d’Halong

Après la baie d’Halong terrestre, direction la baie d’Halong maritime. La plus connue et surtout la plus touristique. A Mai Chau et à Ninh Bình nous étions assez tranquille et le cadre était particulièrement apaisant. Dans la baie d’Halong, c’est l’usine ! Je savais qu’il y aurait plein de bâteaux de touristres mais même en se préparant psychologiquement, ça grouille de partout et ça gâche un peu l’ambiance. Ce qui m’a le plus déplu : les délicieuces odeurs de fioul des bâteaux. Une horreur ! Mais la baie d’Halong reste une super expérience, ne crachons pas dans la soupe :)

C’est organisé de telle façon que les touristes font soit l’aller-retour dans la journée, soit ils peuvent dormir à bord d’un bâteau. Et tous ces bâteaux ont l’autorisation de passer la nuit au même endroit. Ce qui donne une belle concentration de bâteau : bof bof pour les photos souvenir. Ou plutôt, disons qu’il y a du challenge pour les enlever du cadre de la photo ;)
Pour la petite histoire, à bord du bâteau nous avons entendu la musique de Titanic… non mais qui a eu le bon goût de l’inclure dans la playlist ?!


Pour les visites, c’est aussi les autorités qui décident de ce que tel bâteau peut faire ou pas d’après notre guide. J’en ai déduis que c’est pour répartir les touristes à droite à gauche. Ce qui n’est pas une mauvaise idée, au contraire. Mais si l’on veut se rendre sur un site en particulier : « c’est compliqué » comme dirait notre guide. Un vietnamien ne dit pas « non », à la place il répond « c’est compliqué ».
Notre bâteau avait l’autorisation pour faire du kayak dans la grotte du Tunnel, surnommée « la Baignoire des fées ». Ça fait rêver, hein ? :)

C’est d’ailleurs plus un lac intérieur et on y accède en passant par une petite grotte.


Ensuite nous sommes montées au sommet de l’île de Ti Top. La vue sur la baie est magnifique mais le flot de touristes est assez désagréable.


Pour finir la journée, nous avons admiré le coucher de soleil sur la baie à bord de notre jonque-hôtel. C’est d’ailleurs la première fois que je dors sur l’eau et j’ai super bien dormi (en pleine nuit, nous avons été réveillées par l’orage qui a fait vibrer le bâteau). J’en garde un très bon souvenir et une petite vidéo ^^



Le lendemain, nous avons visité la grotte de la surprise (la plus grande et la plus visitée) avant de rejoindre la terre ferme et nous rendre à l’aéroport (elle manque un peu de naturelle avec ses couleurs psychédéliques et du ciment par-ci par-là).

Ninh Bình, la baie d’Halong terrestre

Je n’ai pas tellement pris/eu le temps d’écrire ma vie ces derniers jours. Il faut dire que nous avons pas mal crapahuté. Nos journées sont tellement bien remplies que j’ai l’impression de vivre plusieurs journées en une seule. Ça y est je ne sais plus quel jour nous sommes. Je pourrais me dire que c’est cool, j’ai complètement déconnectée, mais ce qui m’inquiète c’est que j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait la veille… c’est moche de vieillir prématurément du cerveau comme ça. Donc raison de plus pour me forcer à poser ici les grandes lignes de notre périple.

Petite parenthèse avant (j’aime bien sauter du coq à l’âne…) : de temps en temps, j’ai des révélations. Je viens de comprendre pourquoi on dit « un thaco » en parlant d’une voiture : notre premier mini-bus était de la marque Thaco. A bord de notre vieux Thaco donc, nous avons parcouru Hanoï > Mai Chau > Ninh Bình > Halong > Hanoï avant d’atterir à Hué.
Après Mai Chau, nous sommes allées découvrir la baie d’Halong terrestre à Ninh Bình. C’était très beau mais je n’ai pas pris tellement de photos. D’une part, photographier les paysages n’est pas ce que je préfère. Et d’autre part, quand on est un groupe avec un guide qui nous répète sans cesse « allez les filles on y va », ça ne laisse pas vraiment le temps de bien cadrer. Ce qui donne des photos trop fadasses à mon goût.

Au programme à Ninh Bình : traverser les rizières et les pitons calcaire en vélo puis petite ballade sur l’eau en passant sous des grottes. C’était top !


Nous avons aussi visité la pagode de Jade. C’est là qu’a été tourné une scène du film Indochine (que je ne connais pas). Cette pagode s’étend sur 3 niveaux à flanc de montagne et les eaux à l’entrée étaient recouvertes de fleurs de lotus.


Nous avons aussi croisé de jeunes gens bien habillés enlacés l’un contre l’eau avec de l’eau jusqu’à la taille pour leurs photos de mariage. Il y en a qui sont motivés :)

Les paysages étaient magnifiques mais je suis un peu déçue de mes photos. J’aurais bien aimé en prendre sous des angles différents. Mais bon quand on se déplace en troupeau ce n’est pas toujours évident.

Mai Chau et ses rizières

Hier nous avons pédalé entre les rizières de Mai Chau. Par chance, le ciel était gris mais il n’a pas plu de la matinée.

Je n’ai pas d’ordinateur avec moi et je n’arrive pas à mettre certaines photos dans ce post, snif :(

Commençons par la vue depuis la chambre d’hôtel :


Nous avons dormi dans un petit homestay avec maisons sur pilotis tout autour. 


Au début de notre ballade à vélo, nous sommes passés par le marché local. Un peu trop local pour certaines car il y avait un stand avec de la viande de chien. Avec les têtes. Oui, vous avez bien lu. Je vous entends pousser des cris, nous les avons poussés aussi. Mais bon c’est culturel tout ça, en France on mange de la viande de tout un tas de bête sans se poser de questions. Mais revenons au Vietnam et à leurs croyances. D’après notre guide, il y a aussi un paradis et un enfer. Après la mort, selon la vie vécue sur terre, les esprits seront considérés comme étant bons ou mauvais. Et où c’est qu’ils vont les mauvais esprits ? (Pôpa, si tu me lis, je suis consciente que ce que je viens d’écrire n’est pas français). En enfer, that’s right ! Le rapport avec le fait que les chiens finissent dans l’assiette ? J’y arrive. « Attends, attends » comme dirait notre guide. Bref. Les mauvais esprits restent 3 ans en enfer puis font trempette dans le fleuve pour être réincarnés en chien ou en chat. Du coup, les vietnamiens se sont dit que c’était une bonne raison de manger du chien à la fin de chaque mois lunaire. Nous avons aussi appris qu’une loi assez récente leur interdit de manger les chiens domestiques. Voilà, voilà. J’aime bien mourir moins bête.

Maintenant que vous avez commencé à méditer sur votre consommation de viande, je vous propose un petit documentaire sur Netflix : « What the health ».​

2ème parenthèse culturelle (moins sanguinaire celle-ci) : les vietnamiens se font arracher les cheveux blancs. C’est donc pour cela que je les trouvais un peu dégarni par endroit ! Note pour mon moi du futur : ne surtout pas faire ça :o

Après notre petite ballade fort sympathique, nous avons fait une pause le midi. Et nous sommes reparties en début d’après-midi sous l’orage, armés de nos k-way. J’ai eu l’impression de revivre la montée du Fushimi Inari bis. Cf. journal de bord du Japon. Même mélange de pluie, de sueur et d’anti-moustique. Le niveau était peut-être un peu plus difficile, nous avons monté 1 300 marches jusqu’à arriver à une grotte.

Une fois redescendues, nous sommes allées nous perdre dans les rizières. Il ne nous manquait plus que le pantalon en caoutchouc. La traversée des rizières n’étaient pas simples et nous nous sommes retrouvées dans des impasses. Les vietnamiens qui cultivaient le riz ont vu notre détresse et nous ont gentiment remis sur le droit chemin. Je pense que ça les a fait sourire de voir une brochette d’occidentales à la queueleuleu entre les rizières car ce n’est pas le chemin habituel des touristes qui, à mon humble avis, doivent s’en tenir aux chemins de terre.

Bon c’est un peu frustrant car je n’arrive pas à vous montrer certaines photos. Dommage !

Des bisous, Meline

Bien arrivée à Hanoï !

Me voilà enfin arrivée à Hanoï ! J’ai beau avoir eu la chance de pouvoir m’étaler sur 2 sièges, je n’ai pas franchement dormi dans l’avion. Mais ce n’est pas plus mal sinon j’aurais manqué la vue sur les montagnes Vietnamiennes.

Je dirais que j’ai eu besoin de 2 bons jours pour m’acclimater, c’est un peu un autre monde au début.

D’ailleurs heureusement qu’Elora m’avait prévenu pour la traversée entre les scooters car les premières fois c’est difficile de se lancer ! Mais après une vingtaine de traversées, on commence à être plus à l’aise ^^

Petite parenthèse : ce n’est pas évident de penser à se brosser les dents avec de l’eau minérale. L’occasion de réaliser à quel point l’eau est précieuse, même si je n’en doutais pas.

Le premier jour ma vision de la ville d’Hanoï était un peu biaisée car le premier hôtel était situé dans la vieille ville. Ce vieux quartier est l’âme historique d’Hanoï et a conservé un certain charme mais n’est en fait pas représentatif de toute la ville. Par la suite j’ai entre-aperçu des quartiers plus développés, j’ai même vu une boutique qui vendait des produits Apple (ça c’est juste pour faire hurler les Apple-haters ;) ).

Qu’est-ce que je pourrais vous raconter d’autres comme bêtises ? :D

Un peu de culture, tiens. Ça ne vous fera pas de mal ;) Les « maisons tubes » qui façonnent le vieux quartier sont toutes en longueur car pendant longtemps le gouvernement faisait payer une taxe par rapport à la largeur donnant sur le trottoir. Du coup, ils se débrouillaient en construisant en longueur et en hauteur pour payer le moins possible. « Pas bête la guêpe » comme dirait mon pôpa.


Le premier soir, j’ai rencontré mes « coupines » de voyage, qui sont toutes aussi sympa les unes que les autres. Nous sommes allées manger dans un resto dont le plat unique est le poisson-chat. C’était très bon ! Le tout suivi d’un spectacle traditionnel de marionnettes sur l’eau. Pour ma part je me suis un peu assoupie à chaque tableau (14 en tout). Je trouvais ça très chouette mais j’étais complètement kaput. Pour l’anecdote : je trouvais que les musiciens avaient l’air de s’embêter comme des rats morts !



Le lendemain nous étions censées nous retrouver à 5h30 pour notre premier cours de Tai Chi >> L.O.L. Autant vous dire qu’il n’a pas eu tellement de succès et que nous l’avons reporté d’une journée. Le professeur nous a expliqué les bases et j’ai trouvé ça super intéressant. Avant je trouvais que le Tai Chi avait l’air chiant. Mais ça, c’était avant (comme quoi malgré mon manque de culture publicitaire il y en a quand même qui ont réussi à s’incruster). Maintenant j’envisage d’ajouter le Tai Chi à ma routine du matin ^^


Je finis ce post qui n’a ni queue ni tête par une phrase de notre guide vietnamien : « le temps au Vietnam, c’est comme les filles : c’est compliqué »… 

C’est parti pour le Vietnam !

Bientôt H-24 ! Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirais… au Vietnam.

J’oscille entre « hiiiiiiiii je pars demain ! » et « aaah est-ce que je n’ai rien oublié ? ».

C’est la première fois que je pars en solo et la première fois que je pars en voyage organisé (OK je triche, je serais bien entourée pendant 12 jours). Une fois que j’aurais pris mes marques (ou pas !), je serais vraiment seule à l’autre bout de la planète pendant 7 jours.

Création d’un journal de bord

Arnaud vient de me suggérer de partager mon voyage sur ce blog et je trouve que c’est une très bonne idée. J’ai tellement laissé ce blog à l’abandon que je n’y ai pas pensé… -__-‘

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